Les affaires Jessus et Peyroche: Règlements de comptes ou fraude scientifique? (2)

Le remplacement d’Anne Peyroche par Antoine Petit est-il en lien avec les allégations pour fraude scientifique qui pèsent sur la chercheuse? Telle est la question que continuent de poser de nombreux chercheurs et journalistes scientifiques. Après The Scientist, la revue Science a publié hier un article sur cette affaire.

Cet article a été publié, le 29 janvier 2018, sur Mediapart par Seraya Maouche.

La première partie de ce dossier a été consacré à l’affaire Peyroche et son remplacement par l’informaticien Antoine Petit. Cette seconde partie focalisera sur l’affaire Jessus. Cette dernière « échappe à l’acharnement médiatique dont A.Peyroche fait l’objet« , a commenté un de nos lecteurs.

« Le départ prématuré d’Anne Peyroche en tant que présidente du CNRS par intérim est-il lié aux allégations d’inconduite contre elle? » [Is the premature departure of Anne Peyroche as interim-president of CNRS related to misconduct allegations against her?], écrit le journaliste scientifique et éditeur Marin Enserink en commentant l’article de sa collègue, Elisabeth Pain, dans Science. Cette dernière est revenue sur l’affaire Peyroche, mais elle a surtout présenté la vision d’Antoine Petit et ses projets pour le CNRS.

Antoine Petit déterminé à traiter sérieusement les problèmes de l’intégrité scientifique

« Je suis absolument déterminé à traiter plus sérieusement et sans complaisance les questions de l’intégrité scientifique » [I am absolutely determined to treat Scientific Integrity issues most seriously and without any complacency], a déclaré, à Science, le nouveau président du CNRS. Son prédécesseur, Alain Fuchs, a aussi déclaré « nous ne transigeons pas avec l’intégrité ». Cependant, cela n’a pas mis fin aux affaires de fraude académique au CNRS et n’a pas empêché son comité d’éthique, le Comets, d’être impliqué dans un scandale de soutien à un plagiaire. Nous reviendrons sur cette affaire dans nos prochains articles.

Pourquoi « affaire Jessus » et pas affaire Olivier Haccard, René Ozon ou Michael L Goldberg?

Biologiste, Catherine Jessus dirige l’Institut des sciences biologiques (INSB) depuis 2013. Depuis le 5 septembre dernier, neuf publications scientifiques, qu’elle a cosignées, font l’objet de commentaires sur la plateforme PubPeer. La chercheuse n’est pas ciblée que par le biologiste allemand Leonid Schneider, fondateur de « For Better Sciences ». Au moins 12 chercheurs sont impliqués dans la revue critique des figures qui soulèvent des questions dans ses publications. Ces dernières ont été publiées de 1997 à 2017 dans les revues Cell Cycle (2017), Nature Communication (2014), Developement (2004), Journal of Cell Science (2013 et 2015), Molecual Biology of Cell (2008), ainsi que trois articles dans la revue Developemental Bioloy en 1997, 1998 et 2001.
C’est facile de faire porter la responsabilité d’un problème dans un article à un seul auteur, mais la réalité est beaucoup plus complexe. Il faut examiner l’ordre des auteurs sur la publication afin de voir quelle est la position du nom de Catherine Jessus sur chacune de ces neuf publications qui sont mises en cause. Jessus n’est premier auteur sur aucune de ces publications. Elle est en revanche dernier auteur sur quatre d’entre elles, ce qui est appelé dans le monde de la publication scientifique, « senior author« , celle ou celui qui est responsable pour le contenu de l’article. Catherine Jessus n’est donc responsable que pour quatre articles.

On ne parle pas de trois hommes scientifiques qui sont directement concernés par cette affaire Olivier Haccard, René Ozon et Michael L Goldberg. Les trois ont cosignés quatre articles en position d’auteur senior. Le nom de Catherine Jessus apparaît à l’avant dernière position sur la publication.
La neuvième publication a été cosignée par Aude Dupré en position d’auteur senior. Cette chercheuse prend une grande responsabilité si une fraude a été commise car sur les neuf articles qui sont critiquées, elle a co-signé trois en position de premier auteur et un en dernière position. René Ozon est professeur à l’université Pierre et Marie Curie et membre de du Laboratoire de Biologie du Développement(LBD) qui est dirigé par Sylvie Schneider-Maunoury. Catherine Jessus est une des chefs d’équipes dans ce laboratoire. René Ozon et Aude Dupré sont membres de son équipe. Michael L Goldberg est professeur au « Department of Molecular Biology and Genetics » à L’université Cornell, une université privée américaine située dans la ville d’Ithana (New York) qui possède deux campus, un au Qatar et un autre dans la ville de New York aux États-Unis.

 

 

Olivier Haccard est directeur de recherche CNRS, membre de l’équipe de Kathrin MARHEINEKE à l’Institut de Biologie Intégrative de la Cellule (I2BC), une Unité Mixte de Recherche (CEA, CNRS, Université Paris Sud).

Le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), qui a réagi rapidement dans le cas d’Anne Peyroche, a t-il lancé des investigations dans le cas d’Olivier Haccard ou c’est plus facile de parler de fraude lorsqu’il s’agit de femmes scientifiques?

Xavier Clément, porte-parole du CEA, qui a déclaré à l’AFP que la chercheuse Anne Peyroche a été convoquée formellement par le CEA afin de « lui exposer les faits, sur un certain nombres de critiques concernant des publications et surtout lui permettre d’apporter les éléments de clarification« , annoncera-t-il aussi une convocation formelle dans le cas d’Olivier Haccard?

Si on doit parler d’une « affaire Jessus » ou d’une « affaire Peyroche » alors pourquoi garder le silence sur Edith Heard, lauréate du Grand Prix Inserm 2017, qui a co-signé des articles avec Olivier Voinnet. Ces derniers ont été rétractés ou corrigés suite à des problèmes de fraude scientifique.

L’objet de cet article n’est pas de dire s’il y a eu ou pas un acte de fraude qui a été commis par Catherine Jessus ou par ses co-auteurs. C’est aux commissions compétentes d’examiner, en toute transparence, les allégations et les questions qui ont été soulevées. Être la cible de commentaires sur PubPeer ne signifie pas forcément être coupable d’un acte de de fraude scientifique. Ignorer les commentaires de PubPeer et attaquer ses fondateurs de délation ou de dénonciations calomnieuses, ce n’est pas non plus une réponse. La responsabilité d’un scientifique ne s’arrête pas à la publication de son travail de recherche. Il faut qu’il soit en mesure de répondre aux critiques, de fournir des données pour appuyer ses conclusions et de reconnaître toute erreur honnête et non-intentionnelle.

L’affaire est « close » pour Catherine Jessus

Sollicitée, le 19 décembre dernier, pour un entretien, la directrice de l’INSB nous a répondu: « cette affaire est close, et c’est pourquoi j’estime qu’elle ne mérite pas un entretien« . Cependant, elle a aimablement répondu de manière claire et apaisée à nos questions.

« Mon équipe et moi-même avons analysé toutes les figures accusées de manipulations par PubPeer. En outre, j’ai sollicité la mise en place d’une commission scientifique de la part de l’Université P. et M. Curie, dont dépend mon laboratoire, pour analyser ces mêmes articles » , a précisé la chercheuse.

Les éléments de réponse, qu’elle nous a communiqués semblaient très utiles pour comprendre cette affaire, nous avons donc sollicité son autorisation pour les inclure dans cet article.

Cette affaire révèle surtout que lorsqu’une institution ne joue pas la transparence sur une affaire liée à l’intégrité scientifique, cette situation laisse la porte ouverte aux spéculations de toutes natures et à la publication de fausses informations.

Réaction des revues scientifiques concernées par cette affaire

Lorsqu’un article est commenté sur PubPeer, l’auteur correspondant, celle ou celui qui est désigné pour transmettre le manuscrit et  correspondre avec l’éditeur, est systématiquement alerté. Récemment, cette plateforme s’est dotée d’une nouvelle fonctionnalité afin d’alerter les revues où les articles commentés sont publiés. Le 11 décembre dernier, Alison McCook de Retraction Watch, a publié un entretien avec Brandon Stell, co-fondateur de PubPeer, pour discuter de cette nouvelle fonctionnalité.

Nous avons contacté les éditeurs des six revues concernées par cette affaire. La Journal of Cell Science, où Jessus a publié sept articles scientifiques, deux d’entre-eux sont mis en cause, publiera prochainement une correction. Le Dr Andrea Bowden, coordinateur de l’éthique de la publication à The Company of Biologists, qui édite cette revue, nous a répondu:

« Nous avons effectivement enquêté sur les deux publications que vous mentionnez, ainsi que sur plusieurs autres articles co-écrits par le Dr Jessus. Comme notre enquête est en cours pour plusieurs d’entre elles, nous ne pouvons pas commenter les cas spécifiques. Je peux dire, cependant, qu’après discussion avec les auteurs et l’Institut concernés, nous publierons bientôt une correction pour Daldello et al. (2015) » [We have indeed been investigating the two papers that you mention, along with several other papers co-authored by Dr Jessus. As our investigation is ongoing for several of these, we cannot comment on the specific cases. I can say, however, that after discussion with the authors and the Institute concerned we will soon be publishing a correction for the Daldello et al. (2015) paper].

Jessus n’est ni premier auteur, ni auteur senior sur cette publication. Cependant, elle a une part de responsabilité en tant que co-auteur mais surtout en tant que chef d’équipe où travaillent les deux chercheurs, Enrico M. Daldello et Aude Dupré, dont les noms figurent sur cette publication à la première et à la dernière position, respectivement.

L’affaire n’est donc pas close. La réponse de l’éditeur nous a été envoyée le 16 janvier dernier. La revue en question possède une politique claire pour la gestion des cas de manipulations d’images, de correction ou de rétractation des publications.

Questionnée sur la réaction, de manière générale, de la revue lorsqu’un article qu’elle a publié est mis en case sur la plateforme PubPeer, Andrea Bowden nous a expliqué:

« Nous enquêtons sur tous les cas soulevés sur PubPeer. Cela implique généralement des discussions initiales avec l’auteur correspondant dans lequel nous demandons les fichiers de données d’origine. Nous nous référons à l’institut concerné si les problèmes sont plus complexes et nécessitent un examen plus approfondi. Si cela prend du temps, nous publierons une note de l’éditeur pour avertir les lecteurs d’un problème potentiel avec un papier. » [We investigate all cases raised on PubPeer. This usually involves initial discussions with the corresponding author in which we ask for the original data files. We do refer to the institute concerned if the issues are more complex and require further investigation. If this is likely to take some time, we will publish a Publisher’s Note to alert readers of a potential issue with a paper.]

Interrogée sur sa réaction aux critiques qui ciblent une publication de Jessus dans Nature Communication, publiée en 2014, la revue nous a répondu:

« Nous prenons très au sérieux toutes les questions liées aux articles publiés dans Nature Communications et nous les étudions en détail. Nous ne pouvons pas commenter davantage à ce stade. » [We take all issues related to papers published in Nature Communications very seriously and look into them in detail. We cannot comment further at this stage].

Les autres revues n’ont pas encore répondu. Catherine Jessus nous a confirmé que des corrections sont en cours:

« Trois d’entre elles [les accusations sur PubPeer] correspondent à des erreurs non-intentionnelles dont nous avons demandé la correction auprès des journaux concernés et qui n’altèrent en rien le contenu scientifique des résultats. »

Il est important de rappeler que les corrections suite aux commentaires sur PubPeer aident à corriger les connaissances scientifiques. Il ne s’agit pas de critiques non-fondées comme certains auteurs avancent pour se défendre. Dans le cas de l’affaire Voinnet, au moins huit de ses publications ont été rétractées après que des commentaires ont été publiés sur PubPeer.

« Avec une huitième rétraction et plus de 20 % de publications corrigées ces deux dernières années, on peut se demander à quoi serviront les travaux de recherche erronés d’Olivier Voinnet. Heureusement que ses travaux portent sur les plantes et non pas sur les humains comme c’est le cas pour le chirurgien italien Paolo Macchiarini, l’ancienne star de l’Institut suédois Karolinska, dont ses fraudes et manquement à l’éthique biomédicale ont coûté la vie à sept patients et ont déclenché le « Tchernobyl de l’éthique« , pour rappeler ce que nous avons écrit en octobre 2016.

Il est important de distinguer erreur honnête d’un acte de fraude scientifique

« Erratum« , »Corrigendum« , corriger un article après sa publication est une pratique courante dans les revues scientifiques. Si la première expression se réfère à une correction d’erreurs introduites dans l’article par l’éditeur, la seconde désigne toute modification sollicitée par les auteurs pour changer ou corriger le contenu de leur article après sa publication. C’est l’éditeur qui détermine l’impact du changement et décide de publier un Corrigendum ou de rétracter l’article initial et d’offrir aux auteurs la possibilité de soumettre une nouvelle version corrigée de l’article.
Signaler à un éditeur une erreur dans son article est une démarche intègre qu’il faut encourager et saluer. Cependant, trop d’erreurs dans des publications peuvent refléter une mauvaise gestion d’un laboratoire de recherche ou un mauvais encadrement des jeunes doctorants ou chercheurs. Le responsable d’une équipe a une part de responsabilité si son doctorant ne conserve pas les données originales ou manipule les figures dans une publication.

En 2016, Daniele Fanelli, un chercheur à l’université de Stanford, a appelé à la mise en place d’un système d’auto-rétractation (self-retraction) pour traiter les erreurs non-intentionnelles (erreurs honnêtes) dans les publications scientifiques.

 

 

Catherine Jessus n’a jamais été membre de la commission d’investigation dans l’affaire Voinnet

Contrairement à ce qu’a été publié sur le blogue « For Better Sciences », Catherine Jessus n’a jamais été membre de la commission d’investigation dans l’affaire Voinnet. Cette information nous a été confirmée par la chercheuse elle-même:

« Je n’ai absolument pas été membre de la commission d’investigation dans l’affaire Voinnet: ni membre de la commission d’enquête scientifique, ni membre de la commission paritaire qui a proposé ensuite les sanctions disciplinaires (dont la décision revient au Président du CNRS). Les règles du CNRS interdisent qu’un directeur d’Institut du CNRS puisse faire partie de ces commissions, ce qui serait contraire à la déontologie. »

Le 5 septembre dernier, le biologiste allemand Leonid Schneider a écrit sur son blogue: « Catherine Jessus, biologiste du développement spécialisée dans la recherche sur le cycle cellulaire et sur les ovocytes et directrice de l’Institut des sciences biologiques (INSB) au CNRS,  a été chargée de deux cas d’inconduite, et maintenant l’intégrité des données de ses propres articles soulèvent des questions. » [Catherine Jessus, developmental biologist specialising on cell cycle research on oocytes and director of CNRS l’Institut des sciences biologiques (INSB) was in charge of two misconduct cases, and now the data integrity of her own papers is called in question].

Schneider, qui ne parle pas français, a probablement mal traduit un commentaire de Jessus, dans le journal Le Monde, sur l’affaire Voinnet.

« Catherine Jessus, directrice de l’Institut des sciences biologiques du CNRS, nous a cependant indiqué que la conclusion de l’enquête n’interviendrait pas avant plusieurs semaines« , ont écrit les journalistes Hervé Morin et David Larousserie dans « Une star de la biologie dans la tourmente« , un article qui a été publié dans Le Monde du 31 mars 2015.

Leonid Schneider, qui s’est lancé dans des jugements subjectifs et des attaques violentes contre le CNRS et contre ce qu’il appelle « les élites de la recherche française », a oublié que la situation de la fraude scientifique en Allemagne est alarmante, notamment dans la recherche biomédicale.

Non seulement il cible le CNRS, mais il accuse l’équipe de PubPeer de complicité et de vouloir « protéger Jessus ». Deux membres de PubPeer, Brandon Stell et Boris Barbour, sont chercheurs au CNRS.

« Je n’ai aucun lien, ni professionnel ni privé, avec le site PubPeer. Deux des fondateurs de PubPeer sont des chercheurs CNRS qui exercent leurs activités liées à PubPeer en dehors de leur temps de travail, sans aucune connexion avec le CNRS« , nous a écrit Catherine Jessus.

Rappelons que la plateforme PubPeer a été fondée par Brandon Stell, George Smith et Richard Smith. Boris Barbour a rejoint ensuite cette équipe.

Interrogé, sur la messagerie privée de Twitter, sur ses critiques contre PubPeer, Leonid Schneider nous a répondu que les chercheurs de PubPeer « ont essayé de supprimer des preuves contre la présidente du CNRS, ils les ont considérées comme des artefacts, puis ils ont attaqué publiquement mon travail. Pendant l’enquête sur leur patron, Jessus, ils ont discrédité toutes les preuves que j’ai postées« .

Le chercheur Brandon Stell lui a répondu, le 18 janvier dernier, que certains messages ont subi une modération pour tenir compte des artefacts liés à la compression des images. Nous n’avons pas accès aux messages qui ont fait l’objet de modération, nous ne pouvons donc pas commenter cet aspect. Interdit de suivre ou de commenter les publications du CNRS sur les réseaux sociaux, Schneider veut absolument être reconnu comme celui qui a révélé les affaires Jessus et Peyroche!

Une commission mystérieuse à l’UPMC

Catherine Jessus nous a confirmé qu’elle a déclenché elle-même une enquête suite à la publication d’allégations pour manipulation d’images dans ses publication:

« J’ai sollicité la mise en place d’une commission scientifique de la part de l’Université P. et M. Curie, dont dépend mon laboratoire, pour analyser ces mêmes articles. Il en ressort que la majorité des accusations n’ont aucun fondement scientifique et que trois d’entre elles correspondent à des erreurs non-intentionnelles dont nous avons demandé la correction auprès des journaux concernés et qui n’altèrent en rien le contenu scientifique des résultats. Je ne suis donc coupable d’aucun manquement à l’intégrité scientifique. »

S’agit-il d’une démarche sincère de la chercheuse, a-t-elle été poussée par les éditeurs des revues scientifiques ou s’agit-il d’une stratégie d’anticipation pour clore rapidement ce dossier? Quelle que soit la réponse, la démarche de la chercheuse ne peut pas faire l’objet de critiques.
En revanche, la lenteur et le manque de transparence des institutions dans la gestion de ces affaires posent de nombreux problèmes.
Cette commission secrète n’a jamais publié de communiqué, ni sur sa constitution, ni sur sa remise des conclusions de l’enquête.

Interrogée sur le sérieux et l’intégrité de cette commission, Catherine Jessus nous a confirmé :

« Je me permets de vous assurer que la commission constituée par l’UPMC, formée de plusieurs chercheurs en biologie très reconnus, a analysé pendant plusieurs semaines les originaux et cahiers d’expériences fournis par mon équipe et moi-même et m’a auditionnée avec beaucoup de minutie. Il s’est agi d’un véritable travail d’analyse scientifique, menée par des scientifiques intègres et rigoureux. »

Nous n’avons aujourd’hui aucun élément qui contredit cette information. Les enquêtes menées actuellement au niveau des revues scientifiques détermineront si ce dossier sera clos ou d’autres questions seront soulevées. Si aucune fraude n’a été commise, des erreurs ont été détectées dans les publications de Catherine Jessus, PubPeer a montré encore une fois son utilité pour corriger les sciences biologiques.

 

 

Déclaration d’un conflit d’intérêts potentiel : l’auteure de cet article a reçu, en 2008, une bourse de recherche à Manchester (UK) de the UK Company of Biologists, qui édite une des revues scientifiques concernées par l’affaire Jessus. L’auteure ne publie pas dans cette revue et n’a aucun lien avec la revue ou avec son éditeur. L’université de Liverpool a géré cette bourse, l’auteure n’a pas été en contact direct avec cet éditeur.

 

 

 

Nous contacter : contact@ethics-and-integrity.org

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